ITPC rencontrent à Abidjan ses partenaires techniques et financiers dans la lutte contre le Sida

ITPC rencontrent à Abidjan ses partenaires techniques et financiers dans la lutte contre le Sida

L’International Treatment Preparedness Coalition (ITPC), dans le cadre des activités de l’Observatoire Régional Communautaire sur le Traitement en Afrique de l’Ouest (ORCT-AO) a organisé, à Abidjan Cocody, le vendredi 18 Octobre 2019, une rencontre avec ses partenaires techniques et financiers pour mener des réflexions sur les échéances à venir concernant la lutte contre le Sida.

Crée en février 2017 par l’ITPC (Coalition Internationale pour la Préparation au Traitement), l’Observatoire Régional Communautaire sur le Traitement en Afrique de l’Ouest (ORCT-AO) collecte et analyse des données sur la disponibilité, l’accessibilité, l’acceptabilité, le caractère abordable et la pertinence des soins et des services liés au VIH.

Ce modèle d’Observatoire Communautaire sur le Traitement (OCT) développé par ITPC et mis en œuvre dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest ayant fait ses preuves, il était question à cette rencontre pour les acteurs de la société civile œuvrant dans le domaine de la santé et leurs partenaires techniques et financiers de discuter du financement et des stratégies à mettre en place pour en faire un outil indispensable du système sanitaire mondial.  

Aliou Sylla, président du groupement d’ONG COALITION PLUS, prenant la parole au nom de l’ORCT-AO, a tenu à montrer comment les Observatoires Communautaires sur le Traitement aident à améliorer la qualité du traitement et les services d’accès qui y sont rattachés.

« Les observatoires constituent une stratégie pour identifier les barrières, les goulots d’étranglement à l’accès au service de prévention, de soins et de traitement dans nos centres de santé.» a affirmé Aliou Sylla.

« Avec la reconstitution des fonds du Fonds Mondial, les nouvelles subventions vont être élaborées début 2020. Nous sommes donc à la période propice pour pouvoir identifier les activités pertinentes qui peuvent avoir un impact sur la qualité de vie de nos populations infectées par le VIH » A relevé le président de COALITION PLUS mettant en lumière l’importance de la rencontre du jour avec les bailleurs.

Pour Patrick Brenny, le Directeur régional Onusida pour l’Afrique de l’ouest et du centre, ce forum de partenariat tombe à pic car il permet de réfléchir sur les prochaines étapes de la collaboration et surtout sur l’avenir de ce mécanisme.

« Cette rencontre marque la fin de toute une série de discussions qui ont eu lieu par rapport aux activités menées par ITPC dans la région. La réflexion du jour, c’est justement comment valoriser le résultat qu’ils ont présenté et penser ensemble aux prochaines étapes» a révélé le Directeur régional Onusida pour l’Afrique de l’ouest et du centre.

« Pour nous, le plus important c’est de valoriser le rôle de la société civile par rapport aux différents aspects de la réponse nationale contre le VIH parce que finalement pour atteindre ceux qui sont les plus marginalisés, les plus démunis, il faut toujours avoir des associations, des groupements communautaires qui sont associés au projet » a dit Patrick Brenny démontrant ainsi la volonté d’Onusida de vouloir poursuivre l’aventure avec les acteurs de la société civile du fait de leur importance.

Pour finir, il a souhaité au nom d’ONUSIDA qu’après son réapprovisionnement lors de la 6è Conférence de reconstitution organisée à Lyon en France, le Fonds Mondial continue à investir dans les organisations communautaires en particulier et dans le système sanitaire en général.

Il faut noter que pour la mise sur pieds de l’Observatoire Régional Communautaire sur le Traitement en Afrique de l’Ouest, ITPC avait bénéficié d’un financement d’environ 3,6 millions d’Euros sur 3 ans du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme dans le but d’accroitre l’accès au traitement optimal du VIH dans 11 pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Sénégal, Sierra Léone et Togo) grâce au suivi systématique des services par les réseaux nationaux de personnes vivant avec le VIH.


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